Sarah Fauguet
Élodie Huet
Stéphanie Lefebvre
Caroline Pradal
- December 21th 2009 to December 31st 2009
Travail in-situ / work in progress implique de s'installer temporairement dans un espace, de l'habiter.
Nous souhaitons travailler à partir de cette notion "d'habitation" et de la relation publique/privé qu'elle engendre.
Considérer l'espace comme un atelier de production de pièces et/ou d'expositions, permettant de moduler, d'organiser l'espace et d'y ajouter de nouvelles pièces ou propositions quotidiennement.
Ce qui nous intéresse c'est de créer un processus évolutif, une interaction entre chaque pièce, et considérer l'évolution de l'espace et des "objets" s'y trouvant comme remise en question de leur statuts.
Chaque jour nous travaillerons dans l'espace, à la fois sur la mise en oeuvre de nos pièces mais aussi sur leur organisation et confrontation dans l'espace et entre elles.
Il s'agit de tester les différents sens que peuvent prendre les oeuvres suivant leur installation et interaction.
"L'exposition" ouvrira tous les jours de 17h à 21h, figeant ainsi le travail de la journée pour une monstration publique.
Pièces envisagées :
Elles s'inspirent de l'ambivalence du mot habitation et de la notion d'occupation (au deux sens du terme : occuper un espace et s'occuper soi-même)
Il s'agira pour une part d'habiter l'espace et donc de le transformer ou de l'adapter.
Sarah Fauguet propose de travailler l'espace comme révélateur de lui-même, en installant des structures le modulant, contraignant ainsi le regard et la circulation (déjà contraint par les poutres métalliques).
Caroline Pradal propose de produire tous les jours une pièce d'une série de sculpture Sculpture du quotidien. Chaque élément quotidiennement produit viendra s'ajouter aux autres, redéfinissant l'oeuvre et sa finalité.
Èlodie Huet propose une série d'installation/sculptures. Avec des éléments liés à l'habitation
(papier peint, carton de déménagement, suspension lumineuse), il s'agit de penser l'exposition comme continuation de l'habitat, imaginer une redéfinition de l'espace publique/privé.
Stéphanie Lefebvre propose notamment une installation de son travail en cours Army of me, série de modules photographique sans image: "L'oeuvre devient mouvante, instable et proliférante.
L’infiniment petit devient monumental en se multipliant, une re-production qui s’affole.
Cette pièce occupe l'espace, de façon anarchique ; plus qu’elle ne s’expose, elle s’impose, se projette en avant."


